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Belgique

Date de publication : 16/03/16

Auteur : Sébastien Buron

Ces robots qui veulent gérer votre argent

La technologie révolutionne les métiers et la banque en particulier. Dernière victime en date de cette digitalisation des services bancaires, la gestion de portefeuille. Après le trading « online » et les paiements mobiles, de jeunes start-up technologiques emploient des robots pour gérer de manière automatisée l’argent de leurs clients.

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Les banquiers privés seront-ils bientôt remplacés par des robots ? De plus en plus nombreuses sont les start-up technologiques qui défient la gestion de fortune traditionnelle. A travers des plateformes digitales, elles offrent des prix réduits, une interaction conviviale et une gestion basée sur ce que l’on appelle des robo-advisors (littéralement robots-conseillers). Le business est en plein essor. Selon certaines estimations, ces robots-conseillers pourraient gérer 5,6% du total des actifs en 2020, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.

En vogue aux Etats-Unis

Cela fait maintenant plusieurs années que ce concept de gestion robotisée est en vogue aux Etats-Unis. Plusieurs robo advisors y connaissent un certain succès. L’un des plus connus est Betterment. Fondée en 2010, la start-up compte aujourd’hui plus de 100.000 clients et gère plus de trois milliards de dollars d’actifs. Basée à New York, elle déploie ses services au travers d’une plateforme internet dont le slogan est « un meilleur investissement grâce à une technologie plus intelligente ». Concurrent le plus sérieux de Betterment, Wealthfront est un site similaire qui a vu le jour en 2011, à San Francisco. Ciblant les jeunes entrepreneurs de la Silicon Valley, la start-up californienne affiche deux milliards de dollars de fonds sous gestion. Dans le sillage de Betterment et Wealthfront, Personal Capital affiche lui un milliard d’euros de fonds en gestion. A trois, Betterment, Wealthfront et Personal Capital ont donc déjà glané plus de 5 milliards de dollars en quelques années d’existence. Par ailleurs, d’autres jeunes pousses tentent de s’insérer dans certaines niches, comme Bloom ou FutureAdvisor, spécialisées dans l’élaboration de plans d’épargne-pension.

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