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Date de publication : 13/04/16

Auteur : Thierry Labro

Le paradoxe de la transparence

Représentant des gestionnaires de patrimoine auprès du régulateur britannique après une longue carrière dans la banque d’investissement, Simon Lough, invité par l’Institut pour l’intégrité de la finance globale au Cercle Munster, a modéré l’enthousiasme pour les robo-advisors. Leur généralisation semble difficile à imaginer, a-t-il assuré hier, arguments à l’appui.

Le gestionnaire de patrimoine conserve un atout
Pour Simon Lough, les gestionnaires de patrimoine auront toujours un rôle prépondérant à jouer

«La transparence va accroître la gestion locale», a assuré Simon Lough, qui représente les gestionnaires de patrimoine auprès du régulateur britannique après une longue carrière qui l’a mené d’Oxford à Tokyo jusqu’à son retour à Londres il y a vingt ans. «Car c’est un secteur extrêmement fragmenté en raison d’un triple facteur: les positions très différentes des régulateurs, les systèmes de pension qui changent d’un pays à l’autre et les différences d’imposition selon les produits et les durées d’investissement. Il est tout aussi impossible de donner le même conseil dans tous les pays européens que d’inclure la totalité des spécificités de ces trois axes dans le même logiciel…»

Autant de dimensions qui nécessitent de confier la gestion de son patrimoine non pas à un roboadvisor mais à un gestionnaire humain, a-t-il dit devant un auditoire attentif au sein duquel il ne manquait que le régulateur luxembourgeois. Et cela même si ce gestionnaire s’appuie sur une solution customisée pour son marché de référence.

Aux Etats-Unis où le développement de ces sociétés de conseil en investissement par l’intermédiaire de plate-forme informatique
a connu un engouement sans précédent l’an dernier, près de deux cents sociétés de conseil automatisé gèrent, selon une note de Deloitte, 51 milliards de dollars. Dont 45 milliards pour Vanguard et 5 milliards pour Charles Schwab, les deux leaders d’un marché
estimé à 33.000 milliards de dollars aujourd’hui. Pour le cabinet d’audit, les robots prendront de 10 à 14% du marché américain d’ici 2020, soit 5 à 7.000 milliards de dollars.

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